Histoire

La Légende de Saint-Ké

Le berceau de notre localité est le village de Kertugal signifiant en langue bretonne « la demeure des Gaulois » (Ker-Tud-Gal). Sa population de marins et de paysans s’activait autour de la petite anse de Fonteny. De là, ils commerçaient avec l’Angleterre ou l’Irlande.

C’est au Ve siècle que la commune, comme beaucoup d’autres dans la région, fut évangélisée.

Selon la légende, c’est dans une auge de pierre, sans aviron, sans voile, sans vivres, que débarqua un jour saint Ké (ou Kénan ou encore Colodoc), ermite venant de Cambrie (sud du Pays de Galles).

Parvenu, non sans mal, dans l’anse de Kertugal, il fut accueilli brutalement par les lavandières qui prirent peur à sa vue, convaincues qu’il s’agissait d’un démon. Battu avec des branches de genêts, il fut laissé pour mort.

L’anse de Kertugal

Lorsque le saint homme pria la Vierge de lui venir en aide, elle lui apparut et fit jaillir une source sous ses pas qui soigna ses blessures. Elle le guida ensuite jusqu’à un buisson de ronces où il se reposa. Le lendemain, les femmes qui l’avaient battu implorèrent son pardon.

Depuis, à l’emplacement où jaillit la source fut construite la fontaine Saint-Quay (ci-dessous) et à celui où il se reposa, la première chapelle Notre-Dame de La Ronce (aujourd’hui détruite).

La petite anse de la fontaine Saint-Quay était exposée aux vents du nord-est, particulièrement violents dans cette zone du littoral, et n’offrait pas toute la sécurité que les navires recherchaient.

Le port fut déplacé sur le site actuel. Le nom « Portrieux » aurait une double origine. Pour certains, il viendrait des filets utilisés pour la pêche appelés dans cette baie « des rieux ». Pour d’autres, il s’agirait du nom donné aux feux allumés par les Armoricains, sur les points les plus élevés des falaises, pour correspondre d’un village à l’autre ou servir de repères aux marins.

Ce nouveau site, beaucoup mieux protégé, se développa très vite : dès 1612, les premiers bateaux partaient pour la pêche à Terre-Neuve.

Saint-Quay-Portrieux se développa autour de ses activités maritimes. Il fut ainsi le premier des ports de la baie de St-Brieuc à être aménagé avec la construction d’ouvrages d’art profitant des avantages naturels de sa situation tout en facilitant le trafic et la sécurité des bateaux. Les travaux se succédèrent à rythme régulier jusqu’en 1871.

Dans les années 70, le développement de la pêche à la coquille St-Jacques fit reprendre les travaux au Portrieux. En 1971, la construction d’une extension permit d’accroître sa capacité d’accueil.

En 1990 Saint-Quay Port d’Armor, 1er port en eau profonde entre Cherbourg et Brest, redonnait tant à la plaisance qu’à la pêche, le dynamisme attendu pour un tel site. C’est aujourd’hui le 8e port français pour la pêche et la capitale de la Coquille St-Jacques en France.

 

Saint-Quay-Portrieux, pionnière des stations balnéaires du littoral nord breton

Un dimanche de juillet 1841, deux « dames » de Guingamp arrivèrent dans notre commune sur les recommandations de leur médecin pour une cure de bains de mer. Aucune maison ne pouvant les recevoir, elles se présentèrent aux religieuses des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie (fondée en 1821, la Congrégation tenait un pensionnat de jeunes filles). Quatre années durant, et ce malgré les réticences de la Mère Supérieure, les deux dames enchantées de leur premier séjour furent accueillies par les religieuses mais aussi « toutes les familles honorables qui souhaiteraient être hébergées et présentant des références ».

La renommée du site fut telle que le premier hôtel ouvrit dès 1845.

Sa fréquentation augmenta avec l’arrivée du chemin de fer dans la baie qui favorisant le transport des vacanciers.

Après la 1re Guerre mondiale, Saint-Quay-Portrieux connut une autre période faste. Sous l’impulsion du maire de l’époque, Monsieur Delpierre, de nombreux équipements touristiques et balnéaires furent aménagés : quais, cales, piscine d’eau de mer, cinéma-théâtre, casino…

Le Casino en 1938

Ce dernier fut l’un des premiers établissements de thalassothérapie. Au rez-de-chaussée : le casino classique avec orchestre, bar, boule et salon de coiffure. À l’étage : des bains aménagés en plusieurs alcôves avec baignoires d’eau de mer chauffée, douches et tables de massages.

Le casino était alors couvert de terrasses abritées du vent par des vitrages offrant à sa clientèle le bon air marin avec vue imprenable sur la mer.

Un drame maritime : Le Viking

Cérémonie d’hommage aux disparus du Viking en 2014

Le 5 avril 1943, 19 jeunes gens tentaient de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre à bord du Viking, l’un des plus grands bateaux du port. Le navire long de 8 à 9 mètres et équipé d’un moteur de 40 cv. était désarmé. Une défection de dernière minute montra qu’aucun d’eux n’avait de connaissance suffisante dans l’art de la navigation. Les conditions étaient précaires, le temps se gâtait, l’état de la mer ne cessait d’empirer quand le Viking longea la côte de Guernesey occupée par les nazis. L’équipage découragé, transi et affamé fut bien vite capturé et emprisonné sur l’île. Transférés à la prison de Saint-Brieuc puis dans celle de Fresnes, les marins furent conduits vers les camps de déportation d’où quinze d’entre eux ne revinrent jamais. Une stèle établie sur le sentier littoral, non loin du Sémaphore, rappelle la mémoire de « Ceux du Viking ».

 

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