Centre de santé municipal

 

“Centre de santé municipal :
les médecins salariés démarrent en octobre”
La Presse d’Armor – 19 septembre 2018

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“Le centre de santé ouvrira le 1er octobre”

Ouest-France – 19 septembre 2018

Pour répondre à la pénurie de médecins, le maire de Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d’Armor) ouvrira un centre de santé, avec des médecins salariés par la commune, le 1er octobre. Il juge urgent que l’agglomération briochine fasse de même à son échelle.

 

Il l’avait annoncé en janvier, Thierry Simelière tient parole. Trois médecins à temps plein, salariés par la commune, consulteront à Saint-Quay-Portrieux, du lundi au vendredi de 8 h à 20 h et le samedi de 9 h à 12 h.

 

Une présence des soins de 8 h à 20 h

 

Un médecin venait de partir en retraite, un autre approchant les 70 ans fera bientôt de même. Thierry Simelière – lui-même médecin – a pris conscience que ces symptômes étaient suffisants pour anticiper la suite.

Après avoir consulté médecins, pharmaciens et métiers paramédicaux, il a pris sa décision. L’Agence régionale de santé a donné son accord, deux hommes et une femme médecins – tous auparavant remplaçants – seront en contrats à durée déterminée renouvelables, avec l’objectif de passer à un CDI, ainsi que deux secrétaires médicales.

La ville vient d’aménager un logement qu’elle loue à Côtes-d’Armor habitat. Le budget prévisionnel pour les trois premiers mois est de 75 000 €. Les honoraires payés par les patients et une aide de l’Assurance maladie constitueront les recettes.

« La priorité, c’est d’assurer une présence des soins et de savoir comment les bénéficiaires peuvent y accéder, » explique Thierry Simelière, qui porte ce dossier avec passion depuis plus d’un an.

Thierry Simelière ouvre son centre de santé à Saint-Quay-Portrieux le 1er octobre. | ©Marie-Claudine Chaupitre

 

L’agglomération interpellée

 

Plérin, Ploufragan, Trégueux, Saint-Brieuc cherchent elles aussi des solutions. Des départs en retraite, un décès et, de suite, la difficulté de trouver un nouveau médecin apparaît…

« J’ai alerté la présidente de Saint-Brieuc agglomération. Je n’ai pas l’impression que ce sujet ait été pris à bras-le-corps », déplore Thierry Simelière qui crie à l’urgence.

« Nous devrions créer un centre de santé intercommunal avec plusieurs sites. Et lancer un fond de concours pour favoriser l’installation de médecins, » plaide l’élu.

Comme Terre et Mer, la communauté de communes de Lamballe, qui vient de soutenir la création d’un centre de santé à l’hôpital de Lamballe et de créer trois maisons de santé sur son territoire.

Ou encore à la communauté de communes de Guingamp-Paimpol Armor-Argoat agglomération qui, en avril, a lancé un fond de concours pour les communes portant un projet de maintien ou de développement de la présence médicale.

 

Des fonds de concours pour inciter les médecins à venir

 

À Plérin, où la situation est tendue, le maire Ronan Kerdraon, propose des locaux aux médecins potentiels. Il aimerait qu’on aille plus loin : « L’agglo doit allouer des fonds de concours pour favoriser l’installation. Nous devons agir collectivement », assure-t-il.

Même écho chez Rémy Moulin, maire de Ploufragan, qui multiplie les rencontres : « Nous avons acheté une maison pour aider quelqu’un à venir. Ça ne bouge pas assez vite par rapport à la prévision de départs en retraite. La question est pourtant venue en bureau d’agglo plusieurs fois. »

 

Centre de santé, résidence des Mimosas, 11, rue des Écoles Saint-Quay-Portrieux.
Renseignements auprès d’élus et de secrétaires médicales, lors de permanences à la mairie, les 25, 26 et 27 septembre, de 11 h 30 à 13 h et de 18 h à 19 h 30.

 

 


Reportage de France 3 Bretagne
24 juillet 2018

 



Face à la pénurie de médecins, la commune va salarier trois généralistes
Ouest-France – 23 juillet 2018

 

À Saint-Quay Portieux (Côtes-d’Armor), l’offre médicale va connaître une petite révolution à la rentrée. Face à la pénurie de généralistes, la commune a décidé de créer un centre de santé municipal. Trois médecins ont déjà été recrutés. Les premières consultations auront lieu en octobre. Cette initiative est observée de près par d’autres communes costarmoricaines.

 

Trois médecins salariés aux 35 heures, des patients qui régleront leurs consultations à l’ordre de la collectivité… L’offre médicale va connaître une petite révolution à Saint-Quay-Portrieux. La station balnéaire des Côtes-d’Armor (3 000 habitants à l’année), a décidé de se lancer dans un pari plutôt osé pour lutter contre la pénurie de médecins.

 

À Saint-Quay, un médecin exerce à plus de 70 ans !

 

La situation est tendue dans le département, qui a perdu 9,8 % de ses généralistes depuis 2010. Ils sont quatre à Saint-Quay-Portrieux, dont un qui a 70 ans, et un autre qui songe à dévisser sa plaque dans les prochaines semaines.

L’idée ? Créer un centre de santé municipal avec des médecins salariés, à l’image de ceux qui existent au Sourn (Morbihan) ou à la Ferté-Bernard (Sarthe).”À l’hôpital, on m’a dit que j’allais facilement trouver du monde, raconte Thierry Simelière, maire UDI de Saint-Quay-Portrieux, et lui-même chirurgien. Pour moi, une telle solution est viable à partir de trois médecins pour assurer une offre continue de soins du lundi matin au samedi midi“.

 

La tentation du salariat

 

La commune prend le contre-pied de bon nombre de mairies qui misent sur le foncier et les murs, en créant des conditions d’accueil favorable pour un médecin libéral. “Mais ils sont confrontés à de plus en plus de tâches administratives avec la télétransmission et la gestion des dossiers. En milieu hospitalier, ils bénéficient d’un repos compensateur”. La tentation du salariat est donc de plus en plus présente dans les facs de médecine.

 

Thierry Simelière, maire de Saint-Quay-Portrieux, est lui-même chirurgien.

 

Au final, sur onze candidatures, Thierry Simelière a choisi deux hommes et une femme. « Nous avons construit le projet de centre de santé avec eux. On a trouvé un bâtiment, ils ont fait les plans des cabinets de consultation. » À compter du 1er octobre, les médecins feront partie des effectifs de la commune et seront rémunérés sur la base de la grille des médecins hospitaliers (environ 5 000 € nets par mois). Deux secrétaires médicales ont aussi été recrutées à mi-temps.

 

“On aura peut-être moins d’illuminations à Noël…”

 

Le maire est persuadé que son centre de santé municipal va attirer une patientèle qui va bien au-delà des limites de la commune. L’investissement initial s’élève à un peu plus de 140 000 € (locaux, matériel, logiciels…), et il table sur un budget annuel de 400 000 €. « S’il manque 20 000 €, on équilibrera avec une subvention de fonctionnement. On aura peut-être moins d’illuminations à Noël ou un concert de moins l’été. Mais les habitants que j’ai rencontrés m’ont dit : ’Vas-y !’ »

Le téléphone du maire a beaucoup sonné ces derniers mois. Élus, députés, services de l’État… Ils ont les yeux braqués sur Saint-Quay-Portrieux pour voir si le modèle est viable et transposable ailleurs.

 

Arrivée du premier médecin le 1er octobre

 

Le centre de santé municipal de Saint-Quay ouvrira le 15 septembre avec les secrétaires médicales pour les premières prises de rendez-vous, derrière la salle des Mimosas, dans l’ancien logement du gardien. Le premier médecin arrivera le 1er octobre, le 2e le 8 octobre et le troisième le 1er décembre.

 


 

Le Centre de santé sur les rails
Juillet 2018

 

Face à une offre devenue insuffisante et pour répondre aux attentes de la population, la Ville confirme la création du Centre de santé municipal. Une démarche quasi inédite à l’échelle bretonne.

Comme annoncé lors du conseil municipal du 29 juin, le projet se concrétisera en octobre. Les 3 médecins retenus ont signé leur contrat. Les travaux de mise aux normes des locaux, sous maîtrise d’ouvrage de Côtes d’Armor Habitat, ont débuté (photo). Le maire, Thierry Simelière précise “qu’il n’y aura pas de dépassement d’honoraires”. Le tarif conventionnel fixé par la Sécurité sociale sera appliqué alors que les praticiens pourront devenir “médecin référent” pour les patients qui le souhaitent.

Le Centre de santé implique la création d’un budget annexe qui s’équilibre en fonctionnement à 156 100 €. Les investissements s’élèvent à 46 100 € (matériel, mobilier, informatique et logiciel). Des participations financières seront notamment sollicitées auprès de l’Agence régionale de santé (ARS). Une régie de recettes destinée à l’encaissement des consultations médicales, est également créée.

 


 

Magazine “Courrier des Maires ” – Désert médical
16 avril 2018

Le maire, Thierry Simelière, interrogé sur l’approche retenue à Saint-Quay-Portrieux.

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Centre de santé : reportage de France 3
France 3 – 06 mars 2018

Dans son journal télévisé d’hier soir, France 3 Bretagne consacrait un sujet au projet de centre de santé municipal : “Départs à la retraite non remplacés, Saint-Quay-Portrieux voit le nombre de ses médecins se réduire. Pour les patients, difficile de trouver un créneau, surtout sans rendez-vous. La commune a donc décidé de miser sur un centre de santé municipal. Celui-ci pourrait ouvrir en septembre prochain et salarier trois médecins. Le conseil municipal a donné son accord, il ne reste plus que la validation de l’Agence régionale de Santé. Des candidats se sont déjà fait connaître. 
D’autres communes ont fait ce choix en Bretagne, comme Le Sourn dans le Morbihan. Le système de salariat offre plusieurs avantages : préserver une offre de soin localement et assurer aux praticiens un confort dans le rythme de leurs horaires.”

 

 


 

Centre municipal de santé : “Un exemple”
Le Télégramme – 28 février 2018

Béatrice Obara, la secrétaire générale de ta préfecture, sous-préfète de l’arrondissement de Saint-Brieuc, était en visite lundi, à Saint-Quay-Portrieux.

(…)

Le centre municipal de santé a naturellement retenu l’attention de la représentante de l’État. Béatrice Obara a clairement indiqué qu’il s’agissait selon elle «d’une valeur d’exemple pour d’autres territoires en Bretagne ou ailleurs, touchés par la désertification médicale ». Un dossier qui, selon elle, « mérite d’être accompagné- afin qu’on en tire des enseignements ».

(…)

 


 

Conseil : feu vert pour le centre de santé
Le Télégramme – 26 février 2018


Envisagé depuis quelques mois, le projet de création d’un centre municipal de santé prend forme, a annoncé Thierry Simelière lors du conseil vendredi. ” C’est la solution la plus adaptée. Les contacts pris avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), les élus nationaux, l’AMF 22, ont pu conforter ce choix”.

Un groupe d’élus a travaillé sur ce projet en concertation avec les professionnels de santé (médecins et paramédicaux). Le conseil a adopté à l’unanimité le principe de la création de ce centre, après que le maire en ait fait le point.

Huit médecins avaient candidaté, trois sont retenus à ce jour, ils retrouveront le maire pour la rédaction du “projet de santé” dans la semaine. Il faudra ensuite attendre l’agrément de l’ARS. Les profils de poste auront été définis, les financements élaborés. “Nous sommes réellement dans le coeur du dossier”, précise le maire, qui a pour objectif de rendre ce centre opérationnel au 1er septembre. Deux postes de médecins à temps plein sont prévus, probablement rejoints à terme par un troisième. Les médecins libéraux quinocéens semblent pour leur part accueillir d’un bon oeil l’ouverture de ce centre; ils seront d’ailleurs associés au projet médical communal, appelé à fonctionner en réseau.

 


 

Délibération du Conseil Municipal
relative à la création d’un centre de santé municipal – 23 février 2018

Consultable en cliquant : ici

 


 

Cabinet médical municipal de Saint-Quay-Portrieux :
un local trouvé et déjà six médecins candidats
La Presse d’Armor – 24 janvier 2018

 

Le projet de cabinet médical municipal suscite l’enthousiasme à Saint-Quay-Portrieux. Un local a été trouvé et six médecins généralistes sont déjà portés candidats.

Le maire Thierry Simelière et son équipe viennent de trouver des locaux pour l’héberger : l’ancien logement du gardien de la résidence des Mimosas, rue des Ecoles, aujourd’hui propriété de Côtes-d’Armor Habitat. « Et nous avons déjà reçu six candidatures de médecins intéressés par les postes, trois hommes et trois femmes », informe le maire Thierry Simelière, réjoui de voir l’enthousiasme suscité par ce projet novateur. En salariant deux médecins, la ville entend contrecarrer la pénurie médicale qui se profile à l’horizon 2020 sur la commune.

 

Un réseau à tisser

 

Lors de la cérémonie des vœux du maire, la population a ostensiblement manifesté son adhésion au projet.Tout comme les professionnels de santé de la commune, réunis lundi 22 janvier. Le maire relate : “Ils m’ont donné leur accord pour participer au projet de réseau. J’ai la trame du projet, il me reste à le formaliser et à le soumettre à l’Agence régionale de santé. L’idée est de recruter, d’ouvrir un cabinet municipal, de monter un réseau local de santé. Et pourquoi pas, à terme, monter une maison médicale pluridisciplinaire. Mais penser à la structure d’abord, comme beaucoup de communes l’ont fait, n’est selon moi pas une bonne option. Cherchons d’abord des médecins généralistes, installons-les, et après on verra.”

Mardi 23 janvier, Thierry Simelière devait également rencontrer le directeur de l’hôpital briochin Yves Le Foll pour étudier d’éventuelles complémentarités de postes entre l’établissement et le futur centre médical quinocéen.

 


 Saint-Quay-Portrieux réfléchit
à des médecins payés par la commune
Ouest-France – 19 janvier 208

Un centre de santé municipal. C’est le projet pionnier de Thierry Simelière, maire de Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d’Armor), pour enrayer le manque de généralistes.

 

Le manque de médecins, qui touche bien des secteurs ruraux aujourd’hui, va concerner des villes plus importantes et le littoral dans quelques années. Thierry Simelière, maire de Saint-Quay-Portrieux, sait que cette prévision de l’Association des maires de France vaut aussi pour sa ville.

« Les médecins de ma commune, débordés, m’ont dit qu’ils n’y arrivent pas. Il y a un problème d’accès aux soins, la puissance publique doit s’organiser », observe-t-il. C’est d’autant plus urgent que deux d’entre eux partiront en retraite dans quelques années.

 

Trouver le médecin avant le cabinet

 

S’il existe des aides pour créer des maisons médicales, Thierry Simelière estime qu’il « ne sert à rien d’ouvrir un tel lieu si on n’a pas d’abord trouvé les médecins, il faut commencer par là. » D’où l’idée de proposer deux postes de médecins, salariés par la commune, pour travailler 35 heures par semaine, sans garde, au sein d’un réseau de santé.

Le maire, suivi par son équipe municipale, a déjà rencontré les professions médicales et paramédicales (médecins, infirmières, kinés, podologues…) de la commune et les revoit lundi prochain pour confirmer leur accord.

Il n’a pas planché seul. L’hôpital Yves-Le Foll de Saint-Brieuc réfléchit à ses besoins en temps partiel. « Cela pourrait être partagé avec ce centre de santé municipal. » Ils seraient payés selon la convention collective de l’hôpital, entre 4 000 et 5 000 € selon l’ancienneté.

Les honoraires payés lors des consultations seront engrangés par la commune pour payer les médecins et financer le secrétariat et l’informatisation. Mais, pour réussir, le maire de Saint-Quay-Portrieux espère d’autres financements, via une enveloppe promise par le ministère aux Agences Régionales de Santé, pour des projets innovants.

Il va demander l’agrément à l’ARS. Après l’instruction du dossier, il compte lancer un appel à recrutement. Deux postes à temps plein, ou deux ou trois personnes à temps partiel.

Un bâtiment peut déjà être mis à disposition, mais ce projet de centre de santé « c’est un réseau qui peut être éclaté sur plusieurs sites. Et si ça marche, d’ici deux ou trois ans, on pourra réfléchir à une maison pluridisciplinaire. »

 

Ouverture espérée en septembre

 

L’affaire est encore expérimentale, même si un centre municipal de ce type existe à La Ferté-Bernard (Sarthe) depuis quelques années. À Saint-Quay, rien n’est encore bouclé, mais Thierry Simelière y croit : « Je veux réussir, j’ai la population et le personnel de santé derrière moi. » Lui-même médecin, notamment à l’origine de la création d’une maison médicale de garde à Saint-Brieuc, puis de l’hôpital privé de Plérin, le maire de Saint-Quay s’autorise à penser qu’une nouvelle fois, l’avenir lui donnera raison. Il espère ouvrir en septembre.

 

 


Cérémonie des vœux
18 janvier 2018 (extrait du discours de M. le Maire)

(…)

Face à la pénurie annoncée de médecins, Thierry Simelière a également apporté une réponse claire. “La commune va recruter 2 médecins salariés dans le cadre d’un centre de santé. Attention, “centre de santé” ne signifie pas la construction d’un bâtiment. Cela consiste en une mise en réseau de tous les professionnels de santé. Très rarement appliquée à l’échelle nationale, cette solution a déjà été choisie par la commune de La Ferté-Bernard, dans la Sarthe,  avec qui nous sommes en lien. Je ne dis pas que nous allons réussir à coup sûr mais nous allons tout faire pour“. 

(…)

 


 

Face à la pénurie de médecins :
un cabinet médical municipal à Saint-Quay-Portrieux ?
La Presse d’Armor – 27 décembre 2017

 

Pour faire face à la pénurie médicale, la ville de Saint-Quay-Portrieux va-t-elle créer le premier centre de santé municipal des Côtes-d’Armor ? Réponse en janvier.

Salarier des médecins généralistes : est-ce un nouveau remède pour pallier la pénurie médicale redoutée dans les Côtes-d’Armor, à l’horizon 2025, avec 25 % de praticiens en moins ?
La ville de Saint-Quay-Portrieux, son maire Thierry Simelière en tête, étudie de très très près cette option.

 

Une première sur le département

 

Peuplée de 3 000 habitants l’hiver, et quatre fois plus l’été, la station balnéaire n’est pas encore en déficit médical mais cela ne saurait tarder. Sur les trois médecins libéraux, aux consultations déjà surbookées, deux vont partir à la retraite dans les deux ou trois ans.

Et il est à craindre de ne pas avoir de candidat à la reprise ou à l’installation pour un cabinet de ville. Les jeunes générations de médecins ne veulent plus, comme leurs aînés, travailler de façon isolée, avec la même cadence et des contraintes administratives grandissantes.

Pour prévenir plus que guérir, Saint-Quay-Portrieux réfléchit donc à leur proposer une autre formule : devenir salariés de la commune au sein d’un centre médical de santé municipal. Ce serait le premier sur le département et l’un des rares en Bretagne.

Thierry Simelière qui, avec son équipe, devrait prendre une décision ferme dans les semaines à venir, confirme : Nous étudions la faisabilité financière, administrative et financière du projet.

Depuis plusieurs mois, un petit groupe de travail planche sur le dossier, au contact des professions médicales et para-médicales de la commune. Et récemment, en réunion plénière, l’équipe municipale a donné son « feu vert » au maire pour qu’il avance dans la démarche. Lui ne croit pas à la création de maison médicale « comme aspirateur à médecins. Cherchons d’abord des généralistes, préconise-t-il. Et après, une maison pluridisciplinaire peut s’envisager ».

 

« Aux 35 h, sans garde »

 

Il s’agirait « de recruter deux médecins à temps plein, mais cela être plusieurs à temps partiel », avec une rémunération alignée sur celle des praticiens hospitaliers (4 000 à 5 000 € par mois), et une secrétaire médicale pour la gestion administrative des patients et des rendez-vous.

Thierry Simelière estime cette proposition « aux 35 heures, sans garde » attrayante pour des généralistes qui souhaitent aujourd’hui privilégier qualité de vie et sécurité de l’emploi. Mais aussi se délester des charges administratives pour se consacrer à la médecine.

En contact étroit avec la Ferté-Bernard (Sarthe), devenue depuis l’ouverture de son centre en 2011 une référence nationale en la matière, Thierry Simelière sait que le nerf de la guerre reste financier.

Les recettes, issues du paiement des consultations encaissé par la commune, ne suffiront pas à payer les salaires des médecins et du secrétariat, l’informatisation et la téléphonie du cabinet municipal. « C’est bien pour cela que l’on prend le temps d’étudier la faisabilité du projet », insiste Thierry Simelière.

 

Un coup de pouce financier espéré

 

Aussi le maire va prochainement rencontrer l’Agence régionale de santé (ARS). Il espère un coup de pouce financier d’autant que le ministère de la Santé s’est engagé, cet automne, à accompagner les territoires innovants en la matière.

En parallèle, Thierry Simelière a commencé à prendre le pouls auprès de ses administrés. Jeudi 14 décembre, en clôture de sa réunion publique de mi-mandat, puis en conseil municipal le lendemain, il a évoqué le projet. J’ai eu beaucoup de retours. Dans les conversations, je glisse que si je n’y arrive pas financièrement, je pourrais être contraint d’augmenter un peu les impôts. On me répond : « Personne ne vous en voudra pour ça. Tentez-le coup »

Réponse courant janvier pour savoir si Saint-Quay-Portrieux se jette ou non à l’eau.

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