• Accueil
  • Projet éolien – Baie de Saint-Brieuc

Projet éolien – Baie de Saint-Brieuc

www.eolienoffshoresaintbrieuc.com


Saint-Quay-Portrieux modifie son PLU pour accueillir la base de maintenance

Ouest-France -25 avril 2019

Le 29 mars, Saint-Brieuc Armor Agglomération a engagé la révision du Plan local d’urbanisme de Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d’Armor) à la demande de la commune. Un seul but : permettre l’accueil de la base de maintenance du parc éolien offshore d’Ailes Marines.

C’est un sujet qui irrite toujours autant le monde de la pêche dans la baie de Saint-Brieuc. Déjà contrariés par le fait de voir 62 éoliennes d’Ailes Marines apparaître dans les eaux de la Manche à l’horizon 2023, les professionnels voient aussi d’un mauvais œil l’installation de la base de maintenance dans le port de Saint-Quay-Portrieux, déjà bien rempli par les activités économiques et la plaisance.

Permettre la construction des bâtiments de stockage

Mais l’arrivée des installations d’Ailes Marines semble se concrétiser. Dans un arrêté signé le 29 mars, Marie-Claire Diouron, présidente de Saint-Brieuc Armor Agglomération, a décidé “d’engager la révision du Plan local d’urbanisme de Saint-Quay-Portrieux” dans le but d’accueillir la base de maintenance des éoliennes. Cette révision consisterait à “ajouter une précision sur les activités pour lesquelles les constructions et installations sont autorisées” sur le port (ajout de la mention “activités liées aux énergies marines renouvelables”) et “en autorisant explicitement les zones de stockage”.

Un dossier très sensible

Cette procédure de révision  “n’est pas soumise à enquête publique”, précise l’arrêté. Mais “un dossier présentant la modification” et un registre “permettant au public de consigner ses observations” seront mis à disposition du public pendant un mois, à la mairie de Saint-Quay.

Depuis 2017, c’est l’agglomération qui gère l’urbanisme et non plus les communes. L’arrêté précise bien que cette révision est engagée “à la demande de la commune de Saint-Quay-Portrieux”. Le dossier est très sensible. Ailes Marines refuse de faire le moindre commentaire et d’apporter des précisions.

De son côté, Thierry Simelière, maire de Saint-Quay, justifie cette révision du PLU : “Emmanuel Rollin, le directeur d’Ailes Marines, a confirmé le choix de Saint-Quay-Portrieux, début février” Une déclaration dont il s’était félicité. Mais il refuse de donner la moindre information sur la nature des aménagements.

Les pêcheurs toujours opposés

En février dernier, Alain Coudray, le président du comité des pêches des Côtes-d’Armor, avait justifié le refus des pêcheurs de voir la base de maintenance à Saint-Quay : “Le port est déjà saturé. En saison de coquilles, 80 bateaux rentrent en deux-trois heures. C’est la foire d’empoigne pour accéder au quai. Où voulez-vous trouver de la place, en plus, pour trois navires de maintenance de 30 m de long ?” Quant aux bâtiments de stockage, “Ailes Marines avait présenté un projet. Il lui a été demandé de le revoir. Mais le second projet était quasiment identique au premier. Nous avons dit non, dans un courrier aux autorités, en mars 2018. Depuis… rien n’a évolué.”


La justice valide la régularisation des éoliennes offshore

La Presse d’Armor -27 mars 2019

Mardi 26 mars 2019, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté la requête de cinq associations et sept particuliers, qui lui avaient demandé d’annulé l’arrêté préfectoral régularisant la situation des soixante-deux éoliennes offshore prévues au large de Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor.

Gardez les Caps, Robin des Bois, l’Association de défense de l’environnement et de promotion de la pêche artisanale dans le golfe normand-breton (ADEPPA-GNB), la Fédération Environnement Durable, la Société pour la Protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et les les requérants individuels devront verser en conséquence une somme globale de 2 000 € à l’exploitant du parc, la SAS Ailes marines, pour ses frais de justice.

Le nouveau modèle d’éoliennes contesté

Dans un second arrêt, également rendu mardi, la même cour administrative d’appel de Nantes a rejeté les recours de quatre autres associations de riverains et/ou de défense de l’environnement.

L’association pour la protection des sites d’Erquy et des environs (Apsee), Bien Vivre à Plurien, Fréhel Environnement et l’Union de Penthièvre et de l’émeraude pour l’environnement (Upeel) lui avaient cette fois-ci demandé d’annulé un autre arrêté du préfet des Côtes d’Armor prenant acte des modifications apportées au parc éolien.

Les quatre associations redoutaient “les modifications apportées (…) entraînent de nouveaux dangers et impacts pour l’environnement de la baie de Saint-Brieuc, qui constitue un espace remarquable”.

Précisément, les modifications litigieuses portaient sur le changement de modèle utilisé, les éoliennes Adwen étant remplacées par des Siemens. D’une puissance et d’un nombre identiques, les nouveaux appareils seront moins hauts que ceux initialement prévus, un diamètre de rotor plus faible mais une vitesse maximale plus importante.

Ce changement de plan entraînera une modification des fondations, avec des pieux moins nombreux (193 contre 256) mais plus longs. Le refroidissement de la sous-station électrique ne se fera plus non plus par eau de mer, mais par air.

Un impact “inchangé”

“Les modifications (…) entraînent une augmentation du temps total de pose des pieux (…), la phase la plus bruyante étant néanmoins ramenée de 24 heures à 18 heures par fondation, (…) avec des impacts sur les mammifères marins (…) inchangés”, relève la cour administrative d’appel de Nantes.

Les juges ajoutent : “De même, les impacts (…) sur les ressources halieutiques apparaissent identiques ou plus faibles”, “Les perceptions paysagères ne seront pas significativement modifiées, la localisation du projet (…) à environ 16,3 km du cap Fréhel (…) demeurant inchangée”. Le “‘niveau d’impact global” de la vitesse de rotation plus rapide des éoliennes sur les chauve-souris “apparaît globalement inchangé” lui aussi, aux yeux des juges nantais.

“L’autorité environnementale a relevé des risques de collision (…) liés à la vitesse des pales (…), ce qui nécessitera un suivi renforcé déjà prévu (…) dès le début des travaux et durant les trois premières années de fonctionnement [du parc éolien, ndlr]”, conclut la cour administrative d’appel.

Les quatre associations ont été condamnées en conséquence à verser chacune 500 € de frais de justice à la SAS Ailes Marines.


Opposition, recours, études… Où en est le projet de parc éolien offshore ?

Ouest-France – 20 février 2019

Le parc Wikinger, en mer Baltique a été inauguré par Iberdrola en octobre 2018. Le producteur d’électricité espagnol compte créer un autre parc à Saint-Brieuc, via le consortium Ailes Marines.

Ailes Marines, qui a remporté l’appel d’offres de l’État en 2012, prévoit toujours de construire le parc de 62 éoliennes entre 2021 et 2023. Le promoteur espagnol a franchi l’étape des renégociations des prix avec le gouvernement. Reste une forte opposition locale et six recours déposés en justice.

“Le 23 avril, Ailes Marines fêtera son septième anniversaire”, s’est félicité son directeur Emmanuel Rollin, lors d’une conférence de presse mardi matin. Cela va faire sept ans que le consortium, détenu à 70 % par le producteur d’électricité espagnol Iberdrola, a remporté l’appel d’offres du gouvernement pour construire l’un des six premiers parcs éoliens offshore de l’hexagone. Celui de Saint-Brieuc est le seul porté par des fonds étrangers. Ceux de Dieppe-Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Nazaire et Yeu-Noirmoutier sont portés par EDF ou Engie.

50 salariés mûrissent le projet

En sept ans, la société de projet a mûri. Aujourd’hui, ce sont 50 salariés qui travaillent à Ailes Marines. “Toutes entreprises confondues (avec RTE et les prestataires), ce sont 110 personnes qui travaillent sur le projet. Ailes Marines va encore grandir dans les prochains mois. Des ingénieurs qui ont travaillé sur les autres parcs d’Iberdrola vont nous rejoindre. Nous allons profiter de leur expérience” , se réjouit Emmanuel Rollin.

Bertrand Guidez, responsable du développement d’Ailes Marines et Emmanuel Rollin, directeur d’Ailes Marines

Au bout de sept ans, la société a déjà investi 80 millions d’euros (études, salaires, etc…). Rappelons que ce projet industriel en baie de Saint-Brieuc coûte pas moins de 2,5 milliards d’euros. Les éoliennes mesureront 210 m au-dessus de l’eau, soit la taille de la Tour Montparnasse. Le parc est taillé pour “alimenter 835 000 habitants en électricité”, confirme Emmanuel Rollin.

Une année 2018 stressante

Ailes Marines a vécu l’année 2018 avec fébrilité. Le gouvernement a voulu renégocier le prix de rachat de l’électricité, fixé en 2012. Entre-temps, le marché a évolué. Les prix ont largement baissé. “Une forte menace” pesait sur le porteur de projet : soit il négociait un prix à la baisse, soit le projet était annulé. Au Cap Fréhel, le 20 juin, le Président de la République a annoncé un accord portant sur une baisse de 30% du prix de rachat de l’électricité produite. “On va devoir se serrer la ceinture, commente Emmanuel Rollin. Si jamais il y a un problème lors de la phase d’installation, le risque est désormais entièrement porté par Ailes Marines. Nous n’avons plus de marge.”

Une opposition très active

Pour l’industriel espagnol, reste à tenir face à l’opposition, particulièrement active à Saint-Brieuc. En association ou sur les réseaux sociaux, des Costarmoricains dénoncent avec force l’impact environnemental du projet sur la faune marine, les oiseaux mais aussi les coquilles Saint-Jacques qui font vivre des centaines de pêcheurs. Certains appellent à manifester samedi prochain à Paris contre ce qu’ils appellent “l’escrologie éolienne”. Une énergie qui, selon eux, n’est pas viable économiquement. En tout, le projet de Saint-Brieuc est attaqué par six recours en justice, devant la cour administrative d’appel de Nantes ou le Conseil d’État. “À la fin de l’année 2019, on devrait avoir plus de visibilité sur l’aboutissement de ces recours”, indique le directeur d’Ailes Marines.

Le parc Wikinger, en mer Baltique a été inauguré par Iberdrola en octobre 2018. Le producteur d’électricité espagnol compte créer un autre parc à Saint-Brieuc, via le consortium Ailes Marines

La filière industrielle se développe

Les travaux se poursuivent pour la partie industrielle. Les éoliennes seront fabriquées par Siemens-Gamesa dans une nouvelle usine au Havre, qui embauchera 750 personnes. Les fondations seront construites sur le nouveau polder du port de Brest. Trois fournisseurs ont répondu à un appel d’offres (qui impose la construction d’une usine à Brest et l’emploi de 250 personnes). Le lauréat sera connu à l’été 2019. “Les trois souhaitent s’approvisionner localement via le tissu économique breton.” Les différents éléments du parc seront acheminés de Brest et du Havre par bateau en 2021 (pour une mise en service en 2023).

135 prescriptions à respecter

En 2019, Ailes Marines poursuivra ses études environnementales. “Nous avons obtenu l’ensemble des autorisations pour construire ce parc, indique Bertrand Guidez, responsable du développement chez Ailes Marines. Mais ces autorisations comprennent 135 prescriptions environnementales.” L’administration impose par exemple à l’entreprise un suivi de la ressource halieutique, des mesures de réduction d’impact et de compensation pour la faune. Depuis septembre, des scientifiques embarquent avec des marins-pêcheurs pour établir un état des lieux de la ressource. En 2019, des études seront menées sur les oiseaux marins et les chauves-souris. Un projet d’un million d’euros qui porte sur l’impact du bruit va également débuter avec une douzaine de chercheurs. “Nous avons un devoir d’exemplarité”, indique Bertrand Guidez. “C’est un travail novateur qui va permettre d’améliorer les connaissances”, poursuit Emmanuel Rollin.

Ailes Marines veut être “omniprésent sur le territoire”

Enfin, Ailes Marines compte affirmer son “ancrage territorial” cette année, notamment en continuant à injecter de l’argent dans les partenariats. Le porteur de projet compte afficher « une omniprésence sur le territoire, à la fois dans le temps et dans l’espace”. Ces derniers mois, Ailes Marines a sponsorisé un bateau pour la Route du Rhum, soutenu le comité départemental de voile, Photoreporter, la fête de la science, la fête de la coquille à Paris et des compétitions sportives. “Nous allons continuer nos partenariats, ajoute Bertrand Guidez, la concession d’utilisation du domaine public dure quarante ans… »


Maintenance confirmée

Février 2019

Le 5 février, la société Ailes Marines réaffirme publiquement son choix de Saint-Quay-Portrieux pour sa future base de maintenance.

Sur le sujet :
Article de Ouest-France : ici
Article du Télégramme : ici
Article de La Presse d’Armor : ici

Le même jour, Thierry Simelière, maire de Saint-Quay-Portrieux et président du Syndicat Mixte du Port d’Armor réagissait au travers d’un communiqué :


Je tenais à exprimer ma satisfaction suite à la déclaration publique faite ce jour par Ailes Marines. Par la voix de son directeur, M. Emmanuel Rollin, la société confirme l’implantation de la base de maintenance du futur parc éolien offshore au Port d’Armor, à Saint-Quay-Portrieux. Une prise de position officielle conforme au courrier adressé le 16 janvier à M. Alain Cadec, président du Conseil départemental, et qui s’inscrit dans la droite ligne de la réunion que j’ai présidée le 1er février dernier

Je le dis avec force : il n’était pas concevable que le suivi technique d’un tel outil industriel se fasse hors du département des Côtes-d’Armor. Les retombées économiques induites par ce projet doivent revenir à notre territoire et à ses habitants.

Le port de Saint-Quay-Portrieux, accessible 24h/24, présente toutes les garanties d’une maintenance éolienne efficiente.

En tant que président du syndicat mixte du Port d’Armor et maire de Saint-Quay-Portrieux, je veillerai personnellement à la qualité du travail de concertation qui s’annonce. Notre objectif commun est que les futurs aménagements garantissent l’accueil, la sécurité et le confort de tous les usagers, pêcheurs comme plaisanciers.

Une nouvelle page dans l’histoire du Port d’Armor s’ouvre. Nous l’écrirons ensemble.


2018

La campagne géotechnique est terminée

28 Juin 2018 – Communiqué Ailes Marines

L’étude technique a été menée à bien avant l’été. Les résultats obtenus permettront de définir avec exactitude la composition du sol et du sous-sol marin de chaque élément du parc éolien et de vérifier certaines propriétés déterminantes pour l’installation des machines.


Le Président confirme le projet éolien

21 juin 2018

À l’occasion de sa visite officielle en Bretagne les 20 et 21 juin derniers, le Président de la République a validé les six projets français d’éolien en mer dont celui de la Baie de Saint-Brieuc.

C’est au Cap Fréhel qu’Emmanuel Macron a décidé d’officialiser le nouvel accord qui lie désormais l’État aux représentants de la filière. Une renégociation des contrats qui permet de diminuer la subvention publique de 40 % et le prix de rachat de l’électricité de 30 % ; soit au total une économie de 15 milliards d’euros sur 20 ans pour l’État. Nicolas Hulot a qualifié cette étape de “moment important” pour la transition énergétique. Le ministre de la transition écologique a aussi estimé que cet accord sur l’éolien offshore allait lui “donner beaucoup plus de latitude pour la programmation pluriannuelle de l’énergie” (PPE).

En tant que maire de Saint-Quay-Portrieux, Thierry Simelière était invité à la rencontre. Accompagné d’Éric Bothorel (député de la 5e circonscription des Côtes-d’Armor) et d’Alain Coudray (président du Comité départemental des pêches) (photo), ils ont pu longuement échanger avec M. Macron au sujet de la future base de maintenance tout en évoquant la nécessaire préservation des ressources. Le Président de la République leur a notamment affirmé son désir de “transparence” et de “travail en commun” sur ce dossier.

(article du magazine de la Ville – N° 76)


Baie de Saint-Brieuc. Idées fausses et questions sur les éoliennes en mer

Ouest-France – 16 mars 2018

Autour du projet d’éoliennes en baie de Saint-Brieuc, porté par Ailes Marines, les opinions les plus contrastées s’expriment. Certains avis péremptoires sont surprenants. Florilège de ce qui a pu se dire et d’interrogations en suspens.

« Les pêcheurs perdront leur travail, et la criée d’Erquy ne servira plus à rien » 
Un ingénieur à la retraite, adhérent de “Gardez les caps”, association qui regroupe des opposants aux éoliennes, prévoyait la mort de la pêche et la fermeture de la criée d’Erquy si les éoliennes se construisaient. C’est assez excessif… La pêche sera autorisée entre les éoliennes. Par ailleurs, les criées vendent en majorité la pêche des navires hauturiers, qui travaillent au large, loin de la baie de Saint-Brieuc.

« Les éoliennes seront installées en plein dans le gisement de coquilles Saint-Jacques » 
Il ne faut pas confondre le gisement principal, dans lequel la pêche est limitée à 45 minutes, deux jours par semaine (en novembre, décembre, février et mars), et le gisement du large, ouvert seulement un mois par an, où on pêche pendant cinq heures. La densité n’est pas la même. Ifremer compte 610 000 coquilles au km2 sur le gisement principal, et 90 000 coquilles dans la zone des futures éoliennes. « De plus, fait remarquer Alain Coudray, président du comité départemental des pêches, les éoliennes étaient prévues au sud du périmètre de l’appel d’offres. Nous avons obtenu qu’elles soient repoussées plus au nord. »

« Les pêcheurs n’auront plus le droit de travailler » 
Faux, le préfet maritime a autorisé la pêche entre les éoliennes. Et les rangées d’éoliennes ont été positionnées en fonction des habitudes des pêcheurs, dans le sens du courant. C’est-à-dire selon une orientation nord-nord-ouest/sud-sud-est.

« Les éoliennes vont gâcher le paysage en mer » ? 
On les verra, c’est sûr. Ailes Marines a fait un travail de communication sur l’impact visuel, avec des photomontages. Gardez les caps a confronté ses propres photomontages, montrant des éoliennes trois fois plus grandes, en expliquant que le cerveau s’intéresse à la zone de lecture, la partie centrale d’une image.

Quelles seront les contraintes de navigation ? 
Pendant le chantier, seuls les navires liés aux travaux seront autorisés à pénétrer dans la zone. Ensuite, la navigation sera autorisée pour les bateaux de moins de 25 m, sauf dans un rayon de 50 m autour de chaque éolienne et de 200 m autour de la sous-station électrique. Le chalut et la drague seront autorisés dans le sens des lignes d’éoliennes. Seule la « zone de convergence des câbles », au centre du parc, sera interdite. Aucune restriction pour les arts dormants (casiers, filets, palangres, etc.)

Le sol sera-t-il maillé de câbles ?
Ailes marines s’est engagé à ensouiller (enfouir) au maximum les câbles, notamment tous ceux qui traversent les couloirs de pêche. Les pêcheurs, eux, demandent que 100 % des câbles soient ensouillés, y compris dans les zones rocheuses. « On sait que c’est possible », assure Alain Coudray.

Les carottages, en cours actuellement, engendrent peu de turbidité. Mais qu’en sera-t-il lors de la phase de construction ? 
Les pêcheurs redoutent l’impact des travaux sur le naissain de coquilles et sur les espèces benthodémersales (proches du fond ou sur le fond). « Le comité des pêches a bataillé pour que les études de bruit et de turbidité soient intégrées dans les arrêtés préfectoraux, explique le président du comité des pêches. Avant de commencer les travaux, Ailes Marines devra en présenter les résultats. » Les premières études réalisées lors des demandes d’autorisation montraient que les sédiments fins seront de l’ordre de 20 mg/l et tomberont rapidement à moins de 1 mg/l à la fin du forage.


L’amendement du gouvernement rejeté par le Sénat

15 mars 2018

Le Sénat vient de rejeter un amendement déposé par le gouvernement. Il aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par des parcs éoliens en mer. Cet amendement avait créé le trouble dans le monde de l’éolien en mer.

Le Sénat a rejeté très largement mercredi soir un amendement controversé du gouvernement qui aurait permis de renégocier les tarifs de rachat de l’électricité produite par des parcs éoliens en mer. Son dépôt avait provoqué une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, les trois régions où est prévue la construction de six de ces parcs.

Les présidents des trois régions ont demandé mercredi « une réunion d’urgence » au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui exposer leurs « craintes sur les risques qui pèsent aujourd’hui quant à l’avenir de cette filière stratégique ». Ils ont pointé à la fois « l’absence de concertation tant avec les acteurs de la filière EMR (Énergies marines renouvelables) qu’avec les collectivités territoriales concernées », mais aussi le « caractère rétroactif de nature à amoindrir la confiance des investisseurs comme des industriels de la filière ». Et de rappeler les investissements (plus de 600 millions d’euros) déjà réalisés par ces régions en matière d’infrastructures.

Six parcs concernés

Six parcs éoliens sont concernés, actés en deux appels d’offres. Le premier, attribué en 2012, concerne les projets de Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le second, datant de 2014, porte sur les sites du Tréport (Seine-Maritime) et de Yeu/Noirmoutier (Vendée).Ces différents parcs devraient entrer en service au mieux en 2021 ou 2022. La France accuse un net retard dans le domaine des EMR comparativement à l’Europe du nord


2017

Nouvelles éoliennes : accord ministériel

18 décembre 2017

En août dernier, Ailes Marines a soumis auprès de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire, une demande de modification de modèle d’éolienne pour le parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc. Cette demande de modification fait suite à la décision prise par Siemens Gamesa Renewable Energy d’arrêter la commercialisation en série du modèle d’éolienne AD8-180 pour se focaliser sur une seule plateforme de 8 MW et la technologie à entraînement direct du modèle D8 (voir article du 21 septembre dernier ci-dessous).

En fin de semaine dernière, Nicolas Hulot a définitivement confirmé auprès d’Ailes Marines son accord pour ce nouveau modèle d’éolienne, après avis de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).

L’entreprise  Ailes Marines a pris acte de cette décision. La prochaine étape consiste désormais à faire enregistrer ces modifications  auprès  de la Préfecture des Côtes-d’Armor  pour être en conformité avec les autorités administratives.

En attendant l’aval du préfet, Ailes Marines continue d’avancer sur le projet. La décision finale d’investissement devrait être prise en 2020. Les travaux d’installation débuteront en 2021 et la mise en service du parc en 2023, sous réserve que tous les recours déposés à l’encontre d’Ailes Marines aient été traités en justice.


Parc éolien en mer. Deux ans de retard pour le projet

Le Télégramme –  24 novembre 2017

Le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc ne devrait pas être opérationnel avant 2023 freiné par un recours administratif portant sur l’autorisation délivrée à occuper le domaine maritime. Ailes Marines, en charge du développement, de la construction et de l’exploitation du parc offshore, estime que le dossier va accuser un retard de deux ans. « La décision finale d’investissement devrait être prise en 2020, pour un début des travaux un an plus tard et une livraison en 2023 », selon Bertrand Guidez, responsable du développement.


Réunion du premier comité de gestion et de suivi du projet éolien et de son raccordement

11 octobre 2017

Conformément à l’arrêté préfectoral délivré à Ailes Marines en avril 2017, les membres du comité de gestion et de suivi du projet éolien et de son raccordement se sont réunis, sous la présidence du Préfet des Côtes-d’Armor, pour la première fois le 11 octobre à Saint-Brieuc. 

Ce comité veille à la bonne mise en place et l’application de l’ensemble des mesures d’évitement, de réduction, de compensation, d’accompagnement et de suivi relatives à l’environnement et à la biodiversité du parc éolien en mer et de son raccordement durant les phases de travaux, d’exploitation et de démantèlement. Il pourra s’appuyer, en tant que de besoin, sur un conseil scientifique composé d’experts reconnus.


Parc éolien en baie de Saint-Brieuc :
140 emplois envisagés selon Ailes Marines

Ouest-France – 07 octobre 2017

D’ici 2020, 62 éoliennes devraient être installées dans la baie de Saint-Brieuc. Afin d’entretenir ce parc et de veiller à son bon fonctionnement, un port de maintenance sera installé à Saint-Quay-Portrieux. Il devrait générer la création de 40 emplois selon Ailes Marines, la société porteuse du projet.

Un bâtiment de 2 000 m2 pour abriter des bureaux, un atelier et un entrepôt devraient ainsi voir le jour, ainsi qu’un ponton de 80 mètres pour l’amarrage de 3 bateaux et 70 places de stationnement.

Où en est le projet ? Ailes Marines a choisi Setec, un bureau d’études pour rencontrer les différents partenaires et usagers du port (CCI, conseil départemental…) et élaborer 3 scénarios. L’objectif est d’aboutir à la sélection d’un scenarii pour début 2018 et que les travaux débutent à une échéance minimale de 2 ans.


Éolien : nouvelle machine en vue 

21 septembre 2017

Siemens Gamesa Renewable Energy, actionnaire à 100% de la société Adwen, a informé Ailes Marines, porteur du projet de parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc, de sa décision d’arrêter l’industrialisation du modèle d’éolienne “AD8”.

La société Siemens Gamesa Renewable Energy souhaite désormais se focaliser sur l’une de ses propres plateformes d’éolienne de 8 MW, le modèle D8 à entraînement direct. Elle propose cette éolienne à Ailes Marines pour son projet de Saint-Brieuc.

L’accord du Ministre attendu prochainement

Ailes Marines a pris acte de la décision de Siemens Gamesa Renewable Energy de changer de modèle d’éolienne et a notifié pour approbation cette évolution au Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Ce dernier devrait rendre son avis au cours des prochaines semaines.

Le même changement d’éolienne a déjà été validé par le Ministre pour les deux parcs éoliens en mer des Îles d’Yeu et de Noirmoutier et de Dieppe – Le Tréport.

Un changement sans conséquence pour le développement du projet

Le changement d’éolienne ne modifie pas le calendrier de développement du projet de Saint-Brieuc.  Le projet conserve également toutes ses caractéristiques techniques, à savoir :

– 62 éoliennes ;
– Une seule sous-station électrique en mer et un plan de câblage identique ; – Des fondations de type “jacket” ;
– Un espacement entre les éoliennes similaire ;
– La même zone d’implantation du projet ;
– Une base d’exploitation et de maintenance sur le port de Saint-Quay-Portrieux.

Le plan industriel confirmé

La société Siemens-Gamesa a confirmé le plan industriel d’Adwen, à savoir la construction de deux usines au Havre, une pour les nacelles et l’autre pour les pales. Elle espère ainsi créer au moins 750 emplois. L’entreprise va également poursuivre le travail d’identification, engagé par Adwen, des entreprises locales et régionales pouvant intervenir dans la fabrication des différentes pièces composant cette éolienne.

Ailes Marines a une pleine confiance dans les choix technologiques décidés par son fournisseur. La confirmation du plan industriel annoncé et la volonté affichée d’associer les entreprises du territoire à la réalisation de cette turbine contribuent positivement au développement et à la constitution de la filière éolienne en mer en France“, a commenté Emmanuel Rollin, directeur du projet de parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc.


20 juillet 2017 :
Présentation des différents scenarii d’implantation de la base de maintenance sur le port de Saint-Quay-Portrieux. 
(1ère réunion)


Éolien : forage en cours

Fin juin 2017, trois bateaux ont entamé la campagne géotechnique de forage des fondations des 62 éoliennes du futur parc de la baie de Saint-Brieuc. Le plus impressionnant étant sans conteste le “Fugro Synergy” avec ses 104 mètres de long et 20 mètres de large, son héliport et son derrick central géant (photo). Cette nouvelle étape du chantier, sous-traitée aux spécialistes néerlandais de l’entreprise Furgo et pilotée par la société Ailes Marines, est programmée pour trois mois.


Parc éolien en baie de Saint-Brieuc : le feu vert pour Ailes Marines

avril 2017

La société Ailes Marines vient d’obtenir les trois autorisations administratives nécessaires à la construction et à l’exploitation du parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Les études continuent, avec, entre autres, des carottages en mer.

Soulagement pour Ailes Marines ! Depuis cinq ans, la société travaillait sur le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc, sans avoir la certitude qu’elle allait pouvoir le construire.

Les responsables d’Ailes Marines ont annoncé que toutes les autorisations administratives étaient accordées.

Le préfet des Côtes-d’Armor a accordé, le 18 avril :
– La concession d’utilisation du domaine public maritime
– L’AU IOTA (autorisation unique pour les installations ouvrages travaux et activités) et la demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés
– L’APO (approbation du projet d’ouvrage) privé.

Les responsables d’Ailes Marines s’en félicitent. « Il s’agit du premier projet d’énergie marine renouvelable de grande échelle en Bretagne, souligne Emmanuel Rolin, le directeur d’Ailes Marines. Et l’un des premiers de cette nature au niveau national, à se voir attribuer l’ensemble de ses autorisations. »

En janvier dernier, la commission d’enquête avait rendu un avis favorable au projet.

Cette importante étape étant franchie, que va-t-il se passer maintenant ? « On arrive dans la phase pré-opératoire », répond Bertrand Guidez, responsable du département développement d’Ailes Marines.

Début de la campagne de carottage programmée

La campagne géotechnique va pouvoir démarrer : 62 carottages, à l’endroit exact de chaque éolienne. Et « le bureau d’études qui va travailler sur les aménagements au port de Saint-Quay-Portieux a été choisi. Il s’agit de Setec. » Les possibilités d’aménagement seront discutées avec les usagers du port, dont, au premier plan, les marins-pêcheurs. Le projet en tient compte, depuis le début. Les éoliennes sont implantées en dehors du gisement principal de coquilles Saint-Jacques, dans la zone dite « du large ». La pêche et la navigation seront autorisées entre les éoliennes, dont les rangées sont orientées en fonction des habitudes des marins-pêcheurs.

Le planning de construction est prévu pour 2018-2020. Mais il faudra tenir compte d’éventuels recours qui seront déposés par des opposants. Cela retarderait de deux ans, et mènerait (si les recours sont rejetés, comme l’ont été les trois premiers), à une construction entre 2020 et 2022.

« C’est une étape importante. Mais rien n’est fini, tout recommence », résume Emmanuel Rolin. On arrive notamment à la phase de financement du programme. Pendant les cinq années d’études, Ailes Marines a déjà investi entre 40 millions et 50 millions d’euros. « Les autorisations du préfet vont nous accompagner pendant les 40 prochaines années, ajoute-t-il. Elles comportent de nombreuses prescriptions que nous devrons suivre, y compris les modalités de démantèlement. »

Un comité de suivi, présidé par le préfet, et réunissant l’Ifremer, le muséum des sciences naturelles, Bretagne Vivante, la Ligue de protection des oiseaux et les collectivités, suivra tout cela d’un œil très attentif.

(source : Ouest-France Entreprises)


2016

Focus : maintenance

Ouest-France du 27 octobre 2016

Ailes Marines prévoit, outre les créations d’emplois, jusqu’à 780 rotations de bateaux entre le port de maintenance et le parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Soit deux bateaux par jour.

C’est quoi, un port de maintenance ?
 Impossible d’obtenir en ce moment une réponse de la part des responsables d’Ailes Marines. L’entreprise est tenue à un devoir de réserve, aussi longtemps que la commission de l’enquête publique n’a pas rendu son avis définitif. Cela prendra plusieurs semaines. Mais, dans le dossier de l’enquête publique (qui, par définition, est public), figurent des indications intéressantes sur les retombées concrètes pour Saint-Quay-Portrieux, futur port de maintenance. C’est d’ici que partiront les navires de maintenance.

Combien y aura-t-il de bateaux ? 
Trois bateaux sont prévus, d’une longueur d’environ 20 m. Deux seront présents sur zone toute l’année, pour assurer la maintenance courante, soit 260 rotations par bateau et par an (ce qui équivaut à une dizaine de rotations au total chaque semaine). On suppose donc que le troisième viendra en renfort en cas de besoin. Il est prévu un maximum de 780 rotations par an, pour les trois navires.

Combien d’emplois ? 
140 emplois seront créés, sans compter les emplois indirects induits en matière d’hébergement et de services de proximité. Ces emplois, assure l’entreprise dans son dossier présenté à l’enquête publique, seront localisés dans la baie de Saint-Brieuc et pérennisés pendant l’ensemble de la durée de vie du projet, c’est-à-dire vingt ans minimum.

Ils se répartissent entre cent techniciens de maintenance, vingt marins chargés de transporter le personnel et le matériel, et vingt superviseurs, chargés du suivi de la production électrique.

Qu’est-ce que la maintenance préventive ? 
Chaque éolienne sera révisée une fois par an, il faut cinquante heures pour effectuer cette révision. On vérifie et on remplace les lubrifiants (huiles et graisses), liquides de refroidissement, pièces mécaniques, électriques et électroniques. D’autres opérations sont effectuées tous les cinq ans.

Et la maintenance corrective ? 
Toutes les éoliennes seront surveillées en permanence à distance, par des équipes mobilisées 24 heures sur 24. Les éoliennes sont munies de capteurs et de composants qui peuvent être activés à distance. Dans un parc comparable, celui d’Alpha Ventus, en Allemagne, la surveillance à distance permet de résoudre, depuis la terre ferme, plus de 85 % des problèmes.

D’autres choses sont surveillées ? 
Les fondations sont inspectées, nettoyées, on vérifie l’état des soudures, de la peinture. L’ensouillage des câbles et les enrochements sont vérifiés. Tous les déchets et les matériels sales de nettoyage sont ramenés au port afin d’être recyclés ou éliminés.



Simulation paysagère – Vue de la plage du Casino

Prochaine échéance : enquête publique du 1er août au 31 septembre 2016.

Calendrier prévisionnel (mise à jour janvier 2016) : 
Octobre 2017 : signature des arrêtés d’autorisation
2018 : Lancement des chantiers (Brest – fondations ; Le Havre – éoliennes ; Saint-Quay-Portrieux – centre de maintenance ; Hénansal – poste de transformation électrique)  
2020 : Mise en service du parc


À 2,5 km au sud du champ éolien

L’ensemble des simulations paysagères en baie de Saint-Brieuc : ici


2015

L’attribution du marché non remise en cause

03 juin 2015

Le tribunal administratif de Rennes a rejeté les demandes d’annulation des conditions d’attribution du marché du parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc.

Le tribunal administratif de Rennes a rejeté, jeudi, les demandes des associations environnementales Gardez les caps et du groupement d’intérêt économique « Tourcom Consovoyages » ainsi que celle de la PME Nass & Wind qui contestaient les conditions de l’attribution du marché de l’éolien en mer au large de la baie de Saint-Brieuc au consortium Ailes Marines.

La juridiction a également assorti sa décision d’une condamnation de Nass & Wind à verser 1 500 € à Ailes Marines et de 750 € pour les associations environnementales également à verser au consortium.

Le projet de parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc devrait couvrir 80 km² et se composer de 100 éoliennes géantes de 145 m de haut pour un coût de l’ordre de deux milliards d’euros. Il fait partie d’un projet d’ensemble de cinq parcs (Le Tréport, Fécamp, Courseulles, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire) dont il constitue le lot n° 4. Mais, à la différence des quatre autres, ce lot n’a pas été attribué au consortium Éolien Maritime France (EDF Énergies nouvelles et l’opérateur danois Dong) dont l’offre était la plus avantageuse mais au groupement Ailes Marines (l’opérateur espagnol Iberdrola avec Areva).

La PME bretonne Nass & Wind Offshore, intégrée à Éolien Maritime France pour le projet briochin, avait saisi la juridiction administrative de deux requêtes en annulation, portant sur l’attribution du marché à Ailes Marines et sur l’arrêté d’autorisation d’exploitation. Pour N&WO, la procédure aurait été entachée d’irrégularités. Le tribunal a estimé que non.

De son côté, la société Ailes Marines prend acte de la décision du Tribunal Administratif  de Rennes en date du 17 décembre qui fait suite à l’audience du 12 novembre.

Ailes Marines prend acte

Cette audience du 12 novembre portait sur les deux  recours de la société Nass and Wind Offshore à propos de  l’attribution du marché du parc éolien offshore en Baie de Saint-Brieuc et sur l’arrêté d’autorisation d’exploiter (requêtes 1301372 et 1304960).

Le tribunal Administratif  de Rennes rejette les requêtes 1301372 et 1304960  de la société Nass & Wind Offshore sur l’attribution du marché du parc et  sur l’arrêté d’autorisation d’exploiter en justifiant sa décision par le fait que « (…)l’attribution du lot n°4 de l’appel d’offres portant sur des installations éoliennes de production d’électricité en mer en France métropolitaine et l’autorisation d’exploiter délivrée à la société Ailes Marines, ne sont pas entachées des illégalités alléguées (…)».


Éolien offshore. Le projet en baie de Saint-Brieuc contesté

13 novembre 2015

Une entreprise lorientaise, qui a perdu le marché du parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc, conteste le projet actuel.

La société lorientaise Nass and Wind a demandé, hier, au tribunal administratif de Rennes, l’annulation de l’attribution du marché du parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc. Celui-ci avait été accordé par l’État en 2012 au consortium Ailes Marines, détenu par le producteur d’électricité espagnol Iberdrola, Eole-Res et la Caisse des Dépôts.

Le projet prévoyait initialement la construction d’une centaine d’éoliennes produisant chacune 5 MW d’électricité en baie de Saint-Brieuc. Mais en raison des évolutions technologiques, le projet a évolué et prévoit désormais 62 éoliennes plus puissantes (8 MW), mesurant 216 m, et qui permettront d’alimenter 850 000 habitants en électricité. La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a donné son feu vert à cette évolution du projet en juin dernier. L’investissement d’Ailes Marines et le raccordement par RTE sont estimés à 2,7 milliards d’euros. La mise en service est prévue en 2020.

Nass and Wind, qui était en concurrence avec Ailes Marines, affirme que le ministère de l’Écologie n’a pas respecté le cahier des charges et les critères de l’appel d’offres. L’entreprise morbihannaise était soutenue dans sa démarche par l’association Gardez les Caps. Les opposants au projet ont affirmé que la procédure d’information au public n’avait pas été respectée et que l’évaluation de l’impact des éoliennes sur l’environnement était insuffisante.

Le rapporteur public a demandé le rejet des recours. Le tribunal administratif rendra sa décision « avant la fin de l’année ».


Les échéances sont programmées

04 novembre 2015

Le dossier de l’éolien en baie de Saint-Brieuc vient de franchir un cap important. Le préfet évoque les prochaines échéances.

Le 23 octobre, la préfecture des Côtes-d’Armor a reçu un dossier monumental de plusieurs milliers de pages des mains d’Ailes Marines et de RTE. Le plus gros dossier de ces dernières décennies, que les services de l’État dans le département vont devoir traiter dans les six mois.

Mardi après-midi, le préfet Pierre Lambert a fait un point sur les échéances administratives du projet de parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc. « Nous sortons de la phase de concertation, aujourd’hui débute la phase officielle », explique le préfet. Le dossier présenté par le consortium Ailes Marines et RTE, va être soumis à différentes instances, garantes du domaine public maritime, de la loi sur l’eau, la commission des phares et balises, etc. Elles donneront leurs avis.

« Durant cette phase administrative, le public aura tout le loisir de s’exprimer », poursuit Pierre Lambert. C’est le rôle de l’enquête publique, qui devrait se dérouler du 1er août au 31 septembre. Deux mois qui ne sont pas choisis au hasard. « Les estivants et les habitants pourront ainsi donner leur avis.» Le dossier devrait être disponible à la préfecture, dans les mairies des 26 communes concernées, mais aussi sur internet. Les États de Jersey, situés à 37 km du parc et qui pourront être impactés visuellement, seront aussi sollicités. Ils participeront, s’ils le souhaitent, à l’enquête publique.

Si tout se passe comme prévu, le préfet signera les arrêtés d’autorisation en octobre 2017. Les chantiers, à Brest (pour les fondations), Le Havre (les éoliennes), Saint-Quay-Portrieux (centre de maintenance) et Hénansal (poste de transformation électrique) débuteraient en 2018 pour une mise en service du parc en 2020. D’éventuels recours devant le tribunal administratif ne seraient pas suspensifs.


Parc éolien offshore. L’État a désormais les cartes en main

22 octobre 2015

Ailes Marines a franchi une étape importante dans le cadre du projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Ses demandes d’autorisations ont été déposées en préfecture.

Une nouvelle étape a été franchie, ce jeudi, dans le cadre du projet de parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc. Le consortium Ailes Marines, qui avait remporté l’appel d’offres de l’État en 2012, et Réseau de transport d’électricité (RTE) viennent de déposer en préfecture leurs demandes d’autorisations administratives pour installer et exploiter 62 éoliennes de 216 m de hauteur en baie de Saint-Brieuc. Elles permettront de produire 1 850 GWh d’électricité par an, soit la consommation annuelle de 850 000 habitants (chauffage compris).

Il s’agit d’une demande d’autorisation d’occupation du domaine public maritime et de demandes d’autorisations en lien avec la loi sur l’eau. Le « dossier » est plutôt impressionnant. Il comporte près de 4 000 pages. « C’est un jour très particulier pour nous, s’émeut Emmanuel Rollin, directeur du projet. Il y a eu un énorme travail de toute l’équipe. C’est une grande fierté. »

Depuis 2012, des dizaines de personnes ont travaillé sur le projet. Que ce soit à Ailes Marines, ou dans les bureaux d’études comme InVivo à La Forêt-Fouesnant (Finistère) qui a étudié l’impact environnemental du projet. « En 2014, le projet à fait travailler 70 personnes », souligne Emmanuel Rollin. 

Désormais, il est entre les mains des services de l’État. La Dreal et la DDTM notamment, qui instruisent le dossier et guideront le préfet dans son choix d’accorder, ou non, les autorisations. L’enquête publique devrait avoir lieu l’été prochain dans toute la baie de Saint-Brieuc. Ailes Marines espère obtenir les autorisations fin 2016.

Zones concernées et distances du projet de champ éolien

Éolien. Feu vert pour le parc éolien en baie de Saint-Brieuc

03 juin 2015

Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, valide le changement de machines demandé par Ailes Marines, pour le futur parc éolien en baie de Saint-Brieuc.

C’était un feu vert attendu. Il est là. Ségolène Royal a signifié mardi 2 juin, son accord auprès d’Ailes Marines. Le consortium qui porte le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc pourra bien installer des machines de 8 mégawatts, au lieu des turbines de 5 mégawatts initialement prévues.

En juillet 2014, en effet, Ailes Marines avait annoncé une évolution de son projet. Pour recentrer le parc et ainsi garder l’option des fondations de type jacket – treillis métalliques -, le consortium avait expliqué ne plus vouloir implanter 100 turbines de 5 mégawatts, mais 62 d’une puissance unitaire de 8 mégawatts. Une évolution majeure au projet qui devait préalablement être validé par le ministère de l’Environnement.

Des machines imposantes

En avril dernier, trois ans pile après avoir remporté l’appel d’offres pour un parc d’une puissance globale de 500 mégawatts, Emmanuel Rollin, directeur du projet chez Ailes Marines, se disait « confiant ». Mais ne cachait pas son impatience de recevoir le feu vert ministériel. C’est chose faite. Et c’est bel et bien la nouvelle turbine d’Areva-Gamesa, d’une puissance encore jamais construite de 8 mégawatts, qui équipera le parc de Saint-Brieuc.

215 m de hauteur, un mât de 88 m, une amplitude de pâles de 180 m de diamètre : les mensurations de la turbine d’Areva sont bien évidemment revues à la hausse. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir les opposants au projet pour qui l’impact visuel est l’un des chevaux de bataille.

Pour répondre aux interrogations et tenter de contre-argumenter face aux inquiétudes, Ailes Marines a prévu trois réunions d’information dans les semaines à venir : le jeudi 11 juin, à Saint-Brieuc, le jeudi 2 juillet, à Saint-Quay-Portrieux, le jeudi 16 juillet, à Erquy. Cela sera-t-il suffisant ? Pas certain. Mais ce mardi 2 juin, c’est une validation importante qui vient de tomber du ministère…


2014

Saint-Brieuc. Soixante-deux éoliennes offshore de 8 MW

11 juillet 2014

Le consortium Ailes marines confirme aussi l’option de fondations jackets pour 62 éoliennes offshore au lieu de 100.

Après études détaillées des fonds marins de la zone de 77 km2, sélectionnée au large de Saint-Brieuc pour accueillir un champ offshore de 500 MW, le consortium Ailes Marines (70 % Iberdrola, 30 % EoleRes) avait envisagé d’abandonner les jackets métalliques pour supporter ses machines au profit de fondations gravitaires en béton. Option immédiatement contrée par les pêcheurs locaux, pour des raisons environnementales et d’usages.

« Nous avons finalement choisi de revenir aux jackets », a expliqué, jeudi, Emmanuel Rollin, directeur d’Ailes Marines. La pression des pêcheurs a payé. Pas seulement. « Dans le même temps, nous avons choisi d’installer soixante-deux éoliennes Areva de 8 MW (215 m de haut) en remplacement d’une centaine de 5 MW (175 m) prévue initialement. » En prenant des machines plus puissantes, le consortium escompte un gain de productivité de 7 %. « Nous pourrons fournir l’électricité à 840 000 personnes, chauffage compris, contre 790 000 précédemment. » Il économise aussi sur le nombre de fondations à installer. Et le projet reste dans l’enveloppe de deux milliards d’euros

2 000 emplois

« Ces changements n’auront aucune conséquence négative sur le nombre d’emplois prévus : 2 000 au total, dont un millier en Bretagne. » Brest est aussi confirmé comme port de construction des jackets. Le comité des pêches de Saint-Brieuc a déjà fait savoir sa satisfaction mesurée et vigilante. Le changement de puissance des éoliennes doit désormais être validé par la ministre de l’Écologie, Ségolène Royale. Une formalité, semble-t-il, puisque l’évolution technologique était prévue dans le cadre du cahier des charges de l’appel d’offres. Si le calendrier est respecté, les moulins à vent d’Ailes marines devraient brasser de l’air en 2018.

Sans doute le premier champ offshore à entrer en service. Depuis sa reprise par l’Américain GE et l’État, Alstom se montre en effet très discret sur l’évolution de ses projets à Saint-Nazaire et Cherbourg. Localement on se dit rassuré, mais officiellement aucune confirmation n’a été apportée.


Éoliennes plus puissantes au large de Saint-Brieuc

04 juillet 2014 

Face à la polémique, Ailes Marines devrait annoncer qu’elle abandonne l’idée de fondations gravitaires en béton au profit de jackets, solution initiale du projet.

Le pêcheur Costarmoricain démarre au quart de tour. La société Ailes Marines (1), qui prévoit d’implanter une centaine d’éoliennes offshore en baie de Saint-Brieuc, vient d’en faire l’expérience. Quand elle a laissé entendre qu’elle envisageait de poser ses machines sur des fondations béton de 35 m de diamètre à la place de jackets (sortes de derricks métalliques) un vent violent de protestation s’est levé sur les ports.

« Si la société change de fondations, nous empêcherons ses navires et ceux de RTE (en charge du raccordement électrique avec la terre) de se rendre sur zone… Le parc se fera en respectant les recommandations des professionnels ou ne se fera pas », ont tonné les marins. L’éventuel changement d’option serait justifié, selon Ailes marines « en raison de la nature des sols qui serait plus hétérogène que prévu ». En plus clair, la configuration des fonds marins et les courants réclameraient plus de travaux préparatoires que prévu. Donc d’un coût plus élevé. Petit rappel : Ailes marines a été retenu par l’État, aux dépens du concurrent d’EDF EN et Dong, en partie parce qu’il promettait des fondations de type jackets.

Si les pêcheurs refusent les fondations gravitaires, c’est qu’ils craignent un impact négatif sur leurs activités et sur l’environnement. Leur message semble avoir été entendu. La semaine prochaine, Ailes marines devrait officialiser qu’elle posera bien des jackets et en moins grand nombre. Le chiffre serait ramené à 62 tout en conservant une puissance globale installée de 500 MW avec les nouvelles machines de 8 MW d’Areva. La société devra aussi réorganiser son champ éolien.

Plus gros, ces gigantesques moulins à vent seront-ils plus visibles de la côte ? La question ne manquera pas d’être posée par les opposants. Mercredi soir à Erquy, ces derniers ont déjà donné de la voix au cours d’une réunion d’information de RTE sur l’enfouissement du câble électrique. Le port de Brest, lui, se réjouira sans doute. Ailes marines avait déjà promis de fabriquer ses fondations, quelles qu’elles soient, dans le port finistérien, mais en confirmant l’utilisation de jackets, le consortium permet aux Brestois d’espérer développer l’activité de fabrication de ces supports métalliques choisis pour d’autres champs éoliens offshore en Manche et Atlantique.
Contacté hier, Ailes marines n’a pas souhaité s’exprimer avant sa conférence de presse prévue le 10 juillet.

(1) L’Espagnol Iberdrola et Eole-Res, en partenariat avec Areva, Technip et Neoen Marine.

Consultez les documents :

dossier_ailes_marines
installation
calendrier

Plus d’informations sur le site :
 www.eolienoffshoresaintbrieuc.com

Publications municipales

Pour rester informé, téléchargez ici l'agenda des loisirs, Le Phare, ainsi que le magazine de Saint-Quay-Portrieux.

Hôtel de ville

Adresse postale :
52 boulevard du Maréchal Foch
CS 10001
22410 Saint-Quay-Portrieux

Horaires d'ouverture :
du lundi au jeudi de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 17h45
le vendredi de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 16h45
et le samedi de 9h00 à 12h00 (état civil uniquement)


Téléphone : 02 96 70 80 80
Fax : 02 96 70 50 71

Formulaire de contact
nec dolor. ut Donec dolor sem, elit. amet, eleifend massa ipsum ut